Les nouvelles technologies et l’impact environnemental – partie 1

Cloud computing

Les nouvelles technologies apportent un nouveau regard sur l’organisation de l’entreprise et du travail. Elles peuvent, avec une approche réfléchie, contribuer au développement durable et au respect de l’environnement.

Consommer moins

La modernisation des matériels informatiques s’accompagne non seulement d’un accroissement de puissance, mais aussi d’un contrôle de la consommation. Le nombre d’appareils mobiles étant en forte croissance, leur autonomie est un critère essentiel dans le confort d’utilisation. Et pour augmenter l’autonomie sans augmenter le poids, la meilleure solution reste de consommer moins.

En recherchant régulièrement de nouvelles techniques pour consommer moins, on réduit l’impact de l’utilisation d’outils informatiques sur la consommation d’énergies fossiles. De fait, remplacer trop souvent des machines engendre des déchets. Il s’agit donc de trouver le bon équilibre entre un remplacement tardif pour un amortissement à la fois économique et écologique de l’appareil, et un remplacement rapide pour bénéficier d’un meilleur rapport performance / consommation. Cependant, les nouveaux appareils sont généralement soumis à des contraintes environnementales de fabrication imposées soit par les autorités, soit par les consommateurs.

Mais consommer moins, ce n’est pas seulement au niveau du poste final. La multiplication des services distants implique, notamment en entreprise, la croissance du nombre de serveurs. Nombre de DSI ont compris que pour rationaliser les coûts d’exploitation des serveurs, il fallait virtualiser.

Mutualiser

Virtualiser signifie faire tourner plusieurs machines « virtuelles » sur un seul appareil physique. C’est le « covoiturage » de serveurs. On aurait pu y penser avant, mais les technologies n’étant pas encore mûres, on y vient depuis quelques années seulement.

À ce jour, ne pas prévoir un serveur pour la virtualisation est quasiment une erreur stratégique, tant les avantages et la souplesse sont importants. On sait désormais distinguer les ressources physiques des services informatiques qui tournent sur ces plateformes : un serveur virtuel peut être hébergé sur un support physique, être déménagé ou répliqué, distribué, bref, éparpillé. Un besoin de ressources supplémentaires et on déménage simplement le serveur virtuel.

Le gros intérêt est évident : on mutualise les ressources physiques et on optimise leur utilisation. Alors que 5 machines devaient fonctionner auparavant pour 5 logiciels différents, une seule héberge les 5 désormais.

On mutualise également les services en regroupant les machines en datacenters, centres de données. Si chaque entreprise devait héberger ses propres serveurs, elle devrait faire tourner en permanence dans ses locaux des machines, les climatiser, les protéger (incendie, vol et intrusion) et les surveiller. Tout ceci a un coût énergétique et environnemental non négligeable. Externaliser l’hébergement de serveurs permet d’optimiser pour plusieurs centaines de machines la gestion des climatisations, des intrusions et de la surveillance. Cela permet également d’optimiser la consommation électrique.

(la suite demain…)

Stanis Humez est consultant en technologies web. Acteur depuis 15 ans dans les métiers de l'internet, diplômé de l'Ecole Centrale de Lille, il propose aux entreprises ses services en stratégie internet, gestion d'applications, d'architectures et de sites web et commerce électronique. www.netvolution.fr
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